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Lyon : Trop de « meublés de tourisme » ? La ville durcit la réglementation en vigueur

LOGEMENT : La ville de Lyon et la métropole ont annoncé mercredi une nouvelle réglementation concernant l’encadrement des meublés touristiques de type Airbnb

« On ne veut pas devenir la Barcelone française ». Dans les rangs de la majorité à Lyon, la chasse aux « meublés touristiques » est engagée, autrement dit la chasse aux appartements destinés à être loués à l’année sur des plateformes de type Airbnb. La ville en recense 0,7 %. On est donc assez loin de ce qu’a vécu la capitale catalane. Mais « la tendance est à la hausse », alerte Grégory Doucet, le maire de Lyon. Dans les quartiers très touristiques de la Croix-Rousse ou du Vieux-Lyon, par exemple, ce taux peut monter à 8 %.

« Ce sont autant de logements qui sont immobilisés et extraits du marché locatif. Pour les propriétaires, c’est un moyen de réaliser des profits plus importants alors que d’autres cherchent à se loger et ne trouvent pas, déplore Renaud Payre, vice-président de la métropole de Lyon en charge du logement et de l’habitat. Il y a actuellement une surchauffe du marché. Si l’on n’intervient pas, la situation va se tendre. »

A l’instar de Paris, Lyon et sa métropole ont donc décidé de durcir la réglementation en vigueur pour « éviter que des quartiers entiers basculent en meublés de tourisme ». Cela concerne les propriétaires qui louent leurs biens au moins 120 jours par an. « En résumé, cela représente une location tous les trois jours. Si c’est le cas, cela signifie en général que vous ne vivez pas dans ce logement, appuie Grégory Doucet. Cela ne vise pas les particuliers qui louent leur appartement le temps d’un week-end pour la Fête des lumières, par exemple. »

Le changement d’usage soumis à compensation

Avant, la réglementation stipulait que les surfaces supérieure ou égale à 60 mètres carrés, située dans l’hyper centre de Lyon, devaient faire l’objet d’une compensation. Le propriétaire avait l’obligation de proposer en parallèle un deuxième logement identique, dans le même arrondissement et le même périmètre. Désormais, il n’y a plus de limite de surface. « Dès le premier mètre carré, il y a nécessité de compenser, indique Renaud Payre. Et pour les logements situés en dehors de l’hyper centre, la limite a été fixée à 35 mètres carrés. »

Autre nouveauté : toute demande de changement d’usage d’un local d’habitation en meublé de tourisme sera désormais soumise elle aussi à compensation. Concrètement, si vous possédez un bureau ou un fonds de commerce et que vous décidez de faire des travaux pour le transformer en logement et le louer plus de 120 jours par an sur des plateformes, vous aurez l’obligation de proposer un second logement à la location.

« La volonté n’est pas d’interdire à tout prix mais bien de favoriser les familles qui n’arrivent plus à trouver de location faute de logements disponibles », conclut Renaud Payre.

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