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Hérault : Une famille menacée d’expulsion après avoir sous-loué son logement social sur Airbnb

LOGEMENT : L’appartement a été sous-loué cinq jours, pour la somme de 250 euros

Une mère et ses deux enfants sont menacés d’expulsion du logement social qu’ils occupent, dans une résidence, à Viols-le-Fort (Hérault). Le bailleur social, FDI Habitat, a lancé cette procédure après avoir été informé que la locataire avait sous-loué son appartement sur Airbnb. C’est un(e) voisin(e) qui a prévenu les services de FDI Habitat.

La locataire assure qu’elle ne savait pas que c’était interdit. A Midi Libre, cette éducatrice spécialisée confie avoir fait cette démarche « pour offrir une sortie canyoning » à ses enfants. « C’est un engrenage infernal, témoigne-t-elle. C’est disproportionné. Je reconnais que j’ai fait une erreur, mais il aurait pu y avoir un rappel de la loi. »

« Les droits et la dignité [de la locataire] sont bafoués »

Une pétition, pour soutenir cette famille, a été ouverte sur la plate-forme Change.org (ici). Plus de 430 personnes l’avaient signée, ce jeudi après-midi. Pour la personne, anonyme, qui l’a lancée, l’expulsion est une sanction disproportionnée. Doit-elle « servir d’exemple ? », s’interroge-t-elle. « Nous pensons que non ! Nous constituons un collectif de soutien, car les droits et la dignité » de la locataire « sont bafoués par une justice qui n’a pas su apprécier la gravité du manquement et la pertinence d’une expulsion ».

C’est « inacceptable », déplore le bailleur social

Sollicité, Bertrand Guyot, le directeur de la gestion locative de FDI Habitat, rappelle qu’il est strictement interdit de sous-louer son logement, « de surcroît son logement social, qui est un logement subventionné par les aides de l’Etat ».

« C’est bien stipulé dans le contrat de location, et lorsque vous déposez une annonce sur ces plates-formes, il est bien indiqué qu’il faut absolument obtenir l’accord du bailleur, et qu’il n’est pas possible de proposer [à la location] un logement social. La locataire a agi en connaissant les risques qu’elle encourait. » Si, demain, en tant que bailleur social, « nous sommes laxistes, poursuit Bertrand Guyot, les locataires vont se dire « Bon, on va se mettre à sous-louer nos logements ! » C’est d’autant plus inacceptable que nous sommes sur un secteur particulièrement tendu, où les demandes de logements sociaux sont très importantes. Il y a des personnes qui attendent le leur, et qui sont en difficulté. »

Mais, assure le responsable des locations chez FDI Habitat, la famille ne sera pas expulsée à la sortie de la trêve hivernale, « comme on le lit et on l’entend », indique-t-il. « C’est faux. Ce sont des procédures très longues. Elle ne sera pas expulsée du jour au lendemain. » D’autant plus que la locataire a fait appel de cette décision. A FDI Habitat, on n’exclut pas, toutefois, qu’une autre solution soit trouvée. Une forte amende, par exemple. « C’est une voie que nous allons explorer, indique Bertrand Guyot. Nous verrons s’il est possible, entre l’expulsion du logement et la grâce, de trouver une solution intermédiaire. » A minima, une amende à la hauteur de « tous les frais que nous engageons, poursuit le représentant de FDI Habitat. Car c’est une procédure longue, fastidieuse, et coûteuse. »

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