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Coronavirus dans l’Hérault : Les prix des maisons flambent avec la ruée des citadins sur l’arrière-pays

IMMOBILIER La crise sanitaire a entraîné un exode d’habitants des grandes villes vers les villages, notamment ceux de l’Hérault

  • Les agences immobilières de l’Hérault constatent une ruée des citadins vers l’arrière-pays. Ils cherchent presque tous la même chose : une maison avec un jardin.
  • C’est, selon eux, une conséquence de la crise et des confinements successifs.
  • Cette arrivée a toutefois un impact sur les prix des biens : ils flambent.

Dans l’arrière-pays héraultais, les maisons partent comme des petits pains. « En quinze ans, je n’en ai jamais vendu autant, s’étonne Frédéric Laborie, gérant de cinq agences, dont une à Clermont-l’Hérault et une autre à Gignac. En dix semaines, depuis le début du mois de janvier, seul, j’ai fait quinze ventes. Et nous sommes 28, à l’agence. »

Ces acheteurs, séduits par le charme des bourgs de l’Hérault, débarquent des quatre coins de France. Mais, essentiellement, des grandes agglomérations. « De Lyon, de Paris, et même de Montpellier, souligne ce professionnel de l’immobilier. Des Lillois m’ont contacté, hier. » Et ce sont, sans surprise, les maisons avec un jardin qui sont les plus prisées. « Ils ont envie d’un extérieur, de soleil », confie Frédéric Laborie.

« Il se passe quelque chose »

Christelle Gaudron, qui travaille au sein de l’agence du Pic Saint-Loup, à Saint-Gély-du-Fesc, a, de son côté, plutôt traité ces derniers temps des cas de Montpelliérains, « qui étaient dans des appartements dans le centre-ville ». Eux aussi ont craqué pour « de petites maisons, avec des extérieurs, avec des budgets de 250.000 à 350.000 euros, confie-t-elle. Il y a énormément de demandes », sur ce type de produit.

Et si l’exode vers les campagnes ensoleillées a toujours existé, cet essor a, sans doute, poursuit Frédéric Laborie, un « rapport avec la crise » du coronavirus : « Est-ce que la peur du Covid-19 leur fait passer le pas d’acheter, parce qu’ils se disent « Tout compte fait, on ne sera peut-être rien demain » ? Est-ce qu’ils sortent l’argent des banques pour acheter ? Je ne sais pas, mais ce qui est sûr, c’est qu’il se passe quelque chose. »

Vers une flambée des prix

Pour Christophe Joulié, directeur de l’agence Saint-Benoît, à Aniane, « cet engouement pour l’arrière-pays » est l’une des conséquences de la crise. « Les gens ont été confinés dans les villes, et ils recherchent aujourd’hui une qualité de vie, d’où cet exode vers les campagnes », confie-t-il. Et, poursuit ce professionnel de l’immobilier, « il y a beaucoup d’acheteurs et peu de biens à vendre. Cela risque de faire monter les prix ». C’est déjà le cas, selon son confrère, Frédéric Laborie. « C’est sûr, ça a fait flamber les prix, reprend-il. Des produits qui ne se vendaient pas, ou difficilement, aux environs de 200.000 euros par exemple, se vendent aujourd’hui à 215.000 ou 220.000 euros. »

 

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